Régulièrement, je suis contacté par des clients qui demandent mon intervention pour retrouver l’adresse d’un tiers.
Le dernier appel en date est celui d’un homme, désireux de retrouver l’adresse d’un débiteur lui ayant, selon ses dires, subtilisé une Rolex.
Étonné par cette démarche, je demande à mon interlocuteur si cette recherche de débiteur s’appuie sur un titre exécutoire, histoire de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un règlement de comptes déguisé. Imperturbable, l’homme affirme avoir une décision de justice à l’appui de sa démarche. Fort bien. Je prolonge l’entretien en questionnant la méthodologie souhaitée une fois obtenue l’adresse du débiteur. L’homme me répond sans hésiter et avec une voix d’outre-tombe : « Après, je me débrouillerai tout seul, ce sera mon affaire… » Étrangement, sa manière de répondre m’a davantage conduit à imaginer une valise au contenu sordide, immergée au fond de la Seine lestée d’une barre de fer, plutôt qu’à l’intervention utile d’un commissaire de justice par le biais d’une saisie.
Sans rien laisser paraître, j’ai demandé courtoisement à l’heureux élu de m’envoyer la copie de la décision de justice avec une carte d’identité à jour, précisant qu’un devis lui serait proposé à réception. Je n’ai heureusement pas eu besoin de renoncer à l’enquête : aussitôt après avoir raccroché, mon prospect a eu la bonne idée d’aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte…
Une autre fois, le téléphone fixe de mon bureau sonne. Un quinquagénaire me sollicite pour retrouver l’adresse d’une femme qu’il déclare avoir perdue de vue il y a plusieurs années.
L’appel étant masqué, je demande des précisions. Il affirme qu’il s’agit de son ex-petite amie et qu’il souhaite absolument la retrouver. Cet échange téléphonique pour le moins furtif m’a laissé une impression tenace. Non pas celle de la jauge à carburant de ma tronçonneuse thermique échaudée après plusieurs longues minutes d’effort en plein soleil. Plutôt celle de l’eau de toilette du vieux beau narcissique légèrement transpirant et un brin pervers. La finalité réelle de la requête paraissait assez évidente. J’ai répondu que l’adresse d’un tiers était une donnée personnelle et qu’elle ne pouvait être transmise qu’avec l’accord de l’intéressée. « Quand j’ai gagné Roland-Garros, mon numéro était dans l’annuaire » aurait récemment déclaré Yannick Noah au Figaro. Eh oui, les temps ont changé…
Mon interlocuteur a semblé comprendre que ma crèmerie n’était pas une annexe pour opérations barbouzes. Il m’a remercié poliment en promettant de m’envoyer un courriel avec toutes les informations requises pour l’enquête. Ce qu’il ne fit heureusement jamais…
Un détective privé ne vend pas une adresse : il intervient dans un cadre légal, pour une mission légitime et proportionnée.
Cabinet Raspail – Détective privé présent à Paris et Angers. Enquête sur toute la France.
Domaines d’intervention : fraude à l’assurance, recherche de personne, enquête de solvabilité, escroquerie, enquête de moralité, enquête familiale, déloyauté du salarié etc. Filature et surveillance sur tout dossier dont la légitimité est avérée.





